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Ne manquez pas les trois dernières web-conférences organisées dans le cadre du Printemps de la Recherche en Éducation 2022 !

 


  • Mardi 24 mai de 16h30 à 17h30

 

Une épistémologie des « Education à… » ? Réflexions sur quelques enjeux de formation des enseignant·e·s à l’exemple de l’éducation à la durabilité.

 

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Conférencier : Philippe HERTIG, professeur ordinaire, Haute École pédagogique du canton de Vaud (Lausanne, Suisse), Laboratoire international de recherche sur l’éducation en vue d’un développement durable (LirEDD)
Modérateur : Raphael CHALMEAU, INSPÉ Toulouse Occitanie-Pyrénées


Présentation :

L’importance accrue accordée à des intentions de formation transversale – pensées comme des réponses à des demandes sociales – est une des caractéristiques de l’évolution des curriculums scolaires depuis quelques décennies et elle se traduit par la multiplication des Education à… (à la santé, aux médias, à l’environnement, aux nouvelles technologies, à la pensée critique, à la complexité, au numérique, etc.). Parmi celles-ci, l’éducation en vue d’un développement durable (ou éducation à la durabilité) prend une signification particulière dans le contexte des crises majeures que représentent le réchauffement climatique global, la chute de la biodiversité, le bouleversement des grands cycles biogéochimiques ou encore le creusement des inégalités socio-économiques.
La conférence se concentrera dans un premier temps sur les enjeux de la prise en compte, en formation des enseignant·e·s, de l’épistémologie du développement durable ou de la durabilité, qui reste souvent un impensé.
Dans un second temps et toujours dans une perspective de formation des enseignant·e·s, c’est l’histoire et l’épistémologie de l’éducation à la durabilité qui seront questionnées, avec un regard porté au-delà de la sphère francophone.
Dans un troisième temps, quelques enjeux didactiques particulièrement sensibles dans le cadre de l’éducation à la durabilité seront discutés et devraient permettre d’esquisser quelques pistes potentiellement utiles en formation intiale et continue des enseignant·e·s.

 


  • Mercredi 25 mai de 16h30 à 17h30

 

Le canon des humanités. Éléments de réflexion.

 

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Conférencière : Delphine ANTOINE-MAHUT, professeure des universités d'histoire de la philosophie moderne, IHRIM, ENS de Lyon
Modérateur : Nicolas PIQUÉ, INSPÉ de l'académie de Grenoble

 

Présentation :

Un canon désigne une liste d’auteurs, de textes et de problèmes, qu’on considère comme dignes d’être enseignés aux jeunes générations parce qu’ils véhiculent des contenus voire des valeurs  jugés propices à la formation de l’esprit critique et à l’épanouissement de ces dernières. Or depuis quelques décennies déjà, et avec des accents et des modalités différents en fonction des pays, les Humanités sont entrées dans une période critique contestant l’autorité du petit nombre de modèles du passé ayant leur place dans ce canon. Dans cette intervention, je propose de revenir sur ce problème très actuel en quatre temps. Après avoir rapidement retracé la genèse de ce que l’on a appelé la « guerre des canons » (1), je me focaliserai plus précisément sur les figures-clefs du canon en histoire de la philosophie moderne (la « crème de la crème », 2) et, au sein de cette galerie, sur la figure paradigmatique de Descartes (3). Je terminerai par une typologie des méthodes, des perspectives et des enjeux de ce problème du canon des Humanités, pour la recherche et l’enseignement aujourd’hui.

 


 

  • Mardi 31 mai 2022 de 16h30 à 17h30

 

Éclairages de la recherche pour contribuer à la réflexion concernant les formations à l’histoire et à l’épistémologie des sciences :

quels objectifs ? quels contenus ? quelles stratégies ? quels résultats ? 

 

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Conférencière :  Magali GALLEZOT, maître de conférences en didactique des sciences, Laboratoire Études sur les Sciences et les Techniques (EST), Université Paris-Saclay
Modérateur : Jérôme FATET, INSPÉ de l’académie de Limoges et Manuel BÄCHTOLD, Faculté d'éducation, Université de Montpellier

 

Présentation :

En France les enseignants de sciences du secondaire sont incités par les prescriptions institutionnelles successives à intégrer des éléments historiques au sein de leurs enseignements. Par ailleurs, ces prescriptions soulignent qu’il s’agit de viser non seulement l’appropriation de connaissances scientifiques mais aussi la compréhension des modalités d’élaboration des savoirs scientifiques qui fondent leur légitimité et donc d’inscrire l’enseignement des sciences dans une double finalité scientifique et épistémologique.
Ces prescriptions restent peu opérationnalisées malgré la proposition de différentes ressources. Plus largement, différentes études montrent que la vision de la nature des sciences des enseignants est souvent non-conforme aux conceptions épistémologiques contemporaines.
Ces différents éléments interrogent notamment la formation des enseignants à l’histoire et à l’épistémologie des sciences.
Dans une perspective d’enrichissement à la réflexion menée sur la formation, je me propose, en m’appuyant sur un corpus d’articles de recherche portant essentiellement sur la formation des enseignants de sciences du secondaire à l’histoire et l’épistémologie des sciences, d’apporter des éclairages notamment aux questions suivantes : pourquoi l’histoire et l’épistémologie des sciences sont des ressources pertinentes pour former à l’enseignement des sciences ? quels sont les contenus d’histoire des sciences et d’épistémologie retenus pour alimenter ces formations ? quels sont les objectifs de formation visés ? quelles sont les stratégies de formation mises en œuvre ? pour quels résultats ?